Photo à la Une La Soufrière
Appelée aussi la « Vieille Dame« , c’est le seul volcan actif en Guadeloupe. S’il y a bien un lieu à ne pas manquer lors de votre voyage en Guadeloupe, c’est bien La Soufrière ! Non loin du village de Saint-Claude, il se trouve à l’intérieur du parc national de la Guadeloupe. Pour les sportifs, vous pourrez tenter l’ascension jusqu’au sommet de ce volcan pour profiter d’une vue exceptionnelle sur toutes les îles qui entourent la Guadeloupe… Enfin, si vous êtes chanceux et si le ciel est dégagé. Pour les moins sportifs, vous pourrez tout de même jouir d’une belle balade dans la forêt tropicale avant d’observer cette masse rocheuse de plus près.

Guillaume et moi, on est des sportifs… Du moins, on essaie de s’en convaincre en tout cas ! Et nous ne craignons pas les 770 m de dénivelés positifs. Il est 5h du matin et nous partons en route pour Saint-Claude. Suivez-nous !

Carnet La Soufrière

 

Infos pratiquesOù se garer ?Précautions

Distance : 8 km  /  Durée : environ 4h30  / Dénivelé : 770 m  /  Balisage : Jaune

Au parking des Bains Jaunes, à Saint-Claude. Depuis la ville de Saint-Claude, suivez les panneaux en direction de La Soufrière. Puis, vous emprunterez une route sinueuse au cœur de la forêt tropicale sur 3-4 km jusqu’au parking. N’ayez pas peur d’aller jusqu’au bout. La route s’arrête au parking. On ne peut pas se tromper :)
Le balisage est très bien indiqué et il est conseillé de bien le suivre car certains passages peuvent être un peu dangereux… surtout en cas de mauvais temps !

 

7h du matin. Nous arrivons au parking des Bains Jaunes. Les côtes étaient tellement raides qu’on s’est demandé si notre Twingo allait arriver au but… Mais c’est passé ! Nous sommes à 980 m d’altitude et il fait un peu frisquet. La radio nous annonce un vent qui souffle à 60 km/h sur La Soufrière avec risque d’averses. Rien d’alarmant, d’après le présentateur. On chausse nos chaussures de rando. On enfile nos K-ways. Notre première étape démarre.

La Trace du Pas-du-Roy

Trace du Pas-du-Roy, La Soufrière - Guadeloupe

La Trace du Pas-du-Roy est un très beau parcours pavé en plein cœur de la forêt tropicale. La flore est luxuriante. On traverse quelques filets d’eau de source chaude ou froide. C’est à vous de deviner :) En chemin, il y a plein de panneaux explicatifs et ludiques sur La Soufrière et sa flore. L’ascension demande pas mal de souffle mais reste plutôt facile d’accès. Au bout d’une demie-heure, on atteint la Savane à Mulet. Devant nous, le volcan s’offre à nous sous un beau soleil. Par contre, le vent souffle. Une brume grisâtre surplombe le sommet du volcan. Snif, snif, tiens ça pue l’œuf pourri ! Et oui, sotte que je suis, ça sent le souffre.

Savane à Mulets, La Soufrière - Guadeloupe

Dos au volcan, nous avons une vue exceptionnelle sur la mer et l’île de La Désirade. Malheureusement, nous ne voyons pas plus loin que La Désirade à cause de la brume.

 

Le Chemin des Dames

Chemin des Dames, La Soufrière - Guadeloupe

C’est ici que les choses sérieuses commencent. Oui, oui, la Trace du Pas-du-Roy c’est trop simple comparé au Chemin des Dames. Ici, plus de beaux chemins pavés mais un sol rocheux. Nous escaladons le flanc entre petits arbustes et plantes tropicales. Nous croisons le chemin de très beaux ananas-rouges montagnes.

Arbuste, La Soufrière - Guadeloupe

Fleur tropicale, La Soufrière - Guadeloupe

Le soleil tape encore mais plus pour très longtemps… En quelques secondes à peine, la brume envahit le ciel et nous ne voyons plus la mer. Plus nous montons, plus nous sentons des petites gouttes d’eau. Il pleut un peu, puis ça s’arrête. Les pierres deviennent glissantes. Le vent souffle de plus en plus fort.

Nous passons par les éboulements de Faujas et la Grande Faille, où l’on peut admirer de magnifiques parois tapissées de sphaignes et de broméliacées.

Une bonne heure plus tard, nous atteignons enfin notre troisième étape : le Sommet !

 

Le Sommet

Sommet, La Soufrière - Guadeloupe

Ascension Sommet, La Soufrière - Guadeloupe

L’ascension au sommet est encore plus rude et plus impressionnante que le Chemin des Dames. Il se met franchement à pleuvoir. Le vent souffle toute l’eau sur mon visage. Avec mes lunettes, je ne vois plus rien… Je range mon appareil photo dans le sac. Le chemin est très glissant. Je manque plusieurs fois de tomber. Le vent souffle de plus belle. Je manque plusieurs fois de me faire emporter. Nous arrivons au Sommet, trempés. Nous nous abritons dans le refuge. Le vent souffle à 60 km/h et nous nous demandons s’il serait judicieux de poursuivre notre route sur le haut du sommet. Guillaume tente le coup. Il résiste comme il peut contre le vent mais renonce… Il m’avoue qu’il a du mal à résister au vent et qu’il serait totalement inconscient de poursuivre sur ce chemin.

Je suis déçue mais à y réfléchir c’est vrai qu’il serait idiot de prendre des risques. Premièrement, je pense que nous n’aurions pas pu voir grand chose car la brume était intense. On ne voyait pas à plus de 5 m. Deuxièmement, le sol est glissant et le vent ne nous aide pas à maintenir notre équilibre.

Nous redescendons le Sommet.

A vrai dire, rares sont ceux qui profitent d’un ciel bleu et d’un beau soleil au sommet. Les précipitations annuelles sont deux fois plus élevées sur La Soufrière que sur toute l’archipel de la Guadeloupe.

 

Le Col de l’Echelle

Sur le Chemin des Dames, La Soufrière - Guadeloupe

La pluie ne s’arrête pas mais nous souhaitons continuer notre randonnée. On décide donc de redescendre jusqu’à la Savane à Mulet par le Col de l’Echelle. Nous avions la possibilité de passer par un chemin beaucoup plus long, sinueux et boueux… mais le mauvais temps nous en dissuade. Nous irons directement jusqu’à la Savane à Mulet sans détour en suivant la Ravine Matylis. Il pleut tellement qu’il m’est impossible de prendre des photos. On dévale le parcours à pas de courses tout essayant de ne pas glisser. Par deux fois, je glisse et me rattrape au dernier moment. Je n’apprécie plus cette randonnée et j’ai hâte de rejoindre notre voiture pour nous mettre à l’abri.

 

Le Retour

Nous arrivons à la Savane à Mulets. Le vent se fait moins fort et la pluie a cessé. On reprend un peu notre souffle. Le cœur à la fois heureux d’avoir relevé ce challenge mais aussi déçu de ne pas avoir pu randonner sur l’ensemble du parcours prévu. Je suis trempée jusqu’aux os et mon pantalon est couvert de boue. Nous rejoignons la voiture en repassant par la Trace du Pas-du-Roy.

Sous la pluie, La Soufrière - Guadeloupe

Il est 10h30. Le parking est bondé. Certaines voitures se garent même en double file. Nous enfilons des chaussures et chaussettes sèches. Je voulais me changer mais avec le monde qu’il y avait c’était mission impossible de le faire discrètement. Nous rentrons donc à notre bungalow pour une bonne douche chaude !

 

Précautions à prendre avant l’ascension de La Soufrière

1. Prévoyez de bonnes chaussures de marche. En chemin, nous avons croisé des personnes en tongs… Je suis curieuse de savoir comment ils ont fait ! Vu le nombre de fois où j’ai glissé avec mes chaussures de rando… Je trouve ça carrément inconscient d’envisager d’escalader la Soufrière en tongs ! Vous n’escaladeriez pas les Alpes en tongs ? Et bien là, c’est pareil.

2. Prenez avec vous des vêtements de pluie. Les températures baissent sur le Sommet et le temps change rapidement. N’hésitez pas à emmener votre K-way et mettre un pantalon confortable pour vous protéger.

3. Prévoyez des vêtements de rechange.

4. Utilisez un sac étanche pour y protéger vos objets de valeur, et notamment votre appareil photo !

5. N’oubliez pas l’eau ! Que vous randonniez jusqu’au Sommet ou non, prenez de l’eau avec vous pour pouvoir bien vous hydrater.

6. Avant toute ascension, renseignez-vous sur la météo. Certains jours il est déconseillé d’y mettre les pieds. N’hésitez pas à rebrousser chemin s’il le faut.

7. Arrivez tôt ! Le mieux est d’arriver au parking des Bains Jaunes entre 6h et 8h pour éviter la foule. Le parking est assez petit. Il doit y avoir une vingtaine de places, ensuite il faut se garer un peu plus bas.

8. Suivez le balisage. Certaines zones sont interdites d’accès en raison de risques d’éboulements, glissements de terrain, émanations de gaz acides et toxiques.

 

Malgré toutes ces précautions, n’oubliez d’en profiter ! :) C’est une belle balade et on se sent plus fier de nous au retour.

Vue sur mer, La Soufrière - Guadeloupe

Avez-vous escaladé jusqu’au Sommet de La Soufrière ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

PS : Joyeuses Pâques à tous ! Pendant que les guadeloupéens célébreront la fête en famille sur la plage, les métropolitains chasseront les œufs entre deux averses avant de se réfugier autour d’un bon plat chaud !

Written by Laura
A 25 ans, je suis curieuse de tout. Sur ce blog, je partage mes passions, mes expériences, mes rencontres, mes découvertes et mes mésaventures sur les sentiers vallonnés d'ici et d'ailleurs.

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